Dakota Jenkins

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Sigmund Freud,

 

Le 6 mai 1856 à Freiberg en Moravie, actuelle République Tchèque, le fondateur de la psychanalyse voit le jour. Issu d’une famille modeste, il est l’aîné de sa fratrie de cinq sœurs et d’un frère. Dans sa troisième année, la famille Freud s’installe à Leipzig dans un quartier de Vienne pour s’établir définitivement.

 

C’est en 1873, que Sigmund Freud entre à l’Université pour étudier la physiologie et la biologie. Trois années plus tard, il introduit l’institut de physiologie, en qualité de jeune physiologiste assistant, aux côtés du docteur Ernst Brücke où il se consacre à l’apprentissage de l’histologie du système nerveux. Sigmund Freud finit ses études universitaires en mars 1881, il devient neurologue et docteur en médecine. Par la suite, il est nommé en mai 1883, Sekundararzt (interne) au service de psychiatrie du docteur Théodor Meynert. Il est ensuite habilité Privatdozent (un titre universitaire) en neuropathologie. Grâce à cette nomination, il obtient une bourse et décide d’aller étudier à Paris, auprès de Jean-Martin Charcot, l’un des neurologues les plus renommés de l’époque, notamment pour ses travaux sur l’hystérie et l’hypnose.

 

C’est donc d’octobre 1885 à février 1886, que Sigmund Freud assiste aux présentations de cas de la Salpêtrière. Il est stupéfié par les possibilités de la suggestion, où le médecin influence un patient par le seul biais de sa parole. A son retour à Vienne, le docteur Freud prend la direction du service de neurologie à la clinique des enfants malades, et, ouvre en parallèle son cabinet de médecin, pratiquant l’hypnose et la suggestion avec ses premiers patients.

 

Quelques temps plus tard, il s’aperçoit que l’hypnose et la suggestion ont peu d’efficacité dans le traitement général des symptômes. Il considère cette technique trop incertaine et ayant des effets peu durables. En 1895, il décide d’abandonner cette méthode thérapeutique et donne les moyens à la parole d’exister autrement. Pour cela, il demande à ses patients de parler de tout ce qui leur passe par la tête, sans préjugé, sans jugement, même si cela leur semble absurde ou honteux : rien ne doit être censuré. Par cette nouvelle approche de la parole, Freud donne naissance au concept de l’association libre. Pour la première fois, un médecin reconnaît, élabore et structure les mécanismes psychiques inconscients.

 

Freud publie dans un premier temps l’ouvrage : Études sur l’hystérie, avec Joseph Breuer, ami et médecin, où ils exposent chacun des cas de cette maladie nerveuse. Par la suite, en 1900, Freud publie la version complète de l’interprétation des rêves, qui est généralement considéré comme la naissance officielle de la psychanalyse. Puis d’autres ouvrages se succèdent, comme Psychopathologie de la vie quotidienne en 1901 et les Trois essais sur la théorie sexuelle en 1905. Ces œuvres et bien d’autres donnent naissance à la première topique (l’inconscient, le pré-conscient, le conscient) élaborées de 1900 à 1915.

 

C’est à partir de 1920, que Sigmund Freud construit la deuxième topique ( le ça, le moi, le surmoi) qui lui permet d’introduire de nouveaux concepts comme pulsion de mort et pulsion de vie. De plus, c’est à cette époque que le fondateur de la psychanalyse étend ses théories psychanalytiques à la civilisation, comme par exemple avec ses écrits : Avenir d’une illusion (1927), Malaise dans la culture (1930) et encore Psychologie des foules et analyse du moi (1921).

 

Il développe tout au long de sa carrière un ensemble de thèses, soutenu par sa pratique analytique, qui aboutit à une nouvelle prise en compte de l’homme. Inconscient, pulsion, sexualité, angoisse, inhibition, refoulement, désir, rêve, lapsus, acte manqué, amour,…ne sont pas des mots inventés par Freud, mais c’est par sa découverte de l’inconscient et de ses mécanismes, qu’il les revisitent et les transforment. Son génie, sa persévérance et son écoute permettent à la psychanalyse de trouver une place au tournant du XIXe et du XXe siècles.

 

 

 

Jacques Lacan,

 

Né à Paris, le 13 avril 1901, Jacques Lacan est un psychiatre et psychanalyste Français. De 1927 à 1931, il intègre le service « Clinique des maladies mentales et de l’encéphale » pour son internat à Sainte-Anne, dirigé par Henri Claude. En 1932, il soutient sa thèse de doctorat : « De la psychose paranoïaque dans ses rapports avec la personnalité » où il aborde le continent de la folie à partir de l’enseignement Freudien et de la philosophie.

 

Jacques Lacan devient psychanalyste à trente-cinq ans et consacre sa vie à l’enseignement psychanalytique, reprenant et interprétant l’ensemble des concepts Freudiens. Lacan ne se disait pas « Lacanien », mais il tenait à se présenter comme le plus fidèle interprète de Sigmund Freud. Il œuvre pour un « Retour à Freud », dont il voyait des théories trahies par certains courants du Freudisme, notamment par la psychanalyse américaine centrée sur la « psychologie de l’égo ».

 

C’est en 1936, au congrès de psychanalyse de Marienbad en Tchécoslovaquie, qu’il présente sa théorie sur le « Stade du miroir », marquant le début de son enseignement. Dans sa démarche de transmission, il s’appuie de façon singulière sur d'autres doctrines tels que : le structuralisme, la linguistique, la topologie, la philosophie, la poésie…

 

De 1953 à 1980, il donne un séminaire public dans un premier temps à l’hôpital Saint-Anne, puis à l’École Normale Supérieure et à la Sorbonne. Il réserve l’essentiel de son travail à son enseignement oral. Cependant, il réunit certains de ses textes dans deux ouvrages : Les écrits et Autres écrits. Concernant son œuvre parlée, celle de ses séminaires, la rédaction fut confiée à Jacques-Alain Miller. Sur les vingt-sept années de son enseignement, aujourd’hui, dix-sept livres ont été publiés et ceux qui ne le sont pas encore, sont disponibles sur internet.

 

Trente six ans après sa mort, le mouvement Lacanien français continue de transmettre l’apport de Jacques Lacan en Europe et en Amérique Latine principalement.

 

E.Gutierrez-Ruisanchez

 

Références :

 

  • Irving Stone, La vie de Freud, Histoire et documents, édition Flammarion, Paris 1973.

  • Sigmund Freud, Lieux, visages, objets, éditions Complexe/éditions Gallimard, Paris 1979.

  • Elisabeth Roudinesco, Jacques Lacan, Esquisse d’une vie, histoire d’un système de pensée, édition Fayard, Paris 1993.