Dakota Jenkins

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Comme le disait Jacques Lacan, la psychanalyse est « la science du ratage ». Elle vise ce qui rate. Ce qui ne signifie pas qu’elle cherche que ça rate, mais, c’est quand ça trébuche, ça coince, ça zigzag : que ça devient intéressant. D’autant plus dans nos sociétés capitalistes modernes où il faut que ça marche bien et que ça tourne rond. A contrario, la psychanalyse s’intéresse à ce qui fait défaut et à ce qui ne rentre pas dans la norme. Le ratage en psychanalyse, c’est le symptôme : celui qui fait souffrir, celui qui enferme, celui qui dérange, mais il est également, celui qui nous différencie, celui qui nous appartient et celui qui exprime une part de notre être.

 

« Tu peux savoir quelque chose sur toi, à l’endroit même où tu ne sais pas » : c’est l’adresse même que la psychanalyse propose à tous sujets. Autrement dit, l’être humain est comme une énigme pour lui-même où le dispositif analytique accompagne chacun et chacune à appréhender un certain savoir sur soi. L’analyse permet d’aller chercher cette part de nous opaque, tout en sachant que la transparence reste impossible. Effectivement, cette thérapie ne conduit pas à un « tout est possible », mais à faire avec « l’impossible ». La psychanalyse n’a pas d’idéal de maîtrise : une maîtrise de soi n’est pas le but de cette doctrine. Par contre, ce que le dispositif analytique propose à celui ou celle qui en fait la demande, c’est de mieux se débrouiller avec ses désirs, ses symptômes, sa jouissance et ses fantasmes. Se lancer dans l'expérience analytique, c’est éveiller son désir à connaître ce qui se dit en soi et qui ne s’entend pas.

 

La psychanalyse du XXIe siècle ouvre ses portes à tous sujets prisonniers du tourbillon de son époque et de soi-même. Une époque marquée par ses évolutions technologiques et scientifiques qui ne cessent de grandir, mais qui ne remet pas en cause l’existence de l’inconscient et de ses manifestations. La thérapie analytique est un lieu pour penser et se penser.

 

    E.Gutierrez-Ruisanchez